Pourquoi parler de mafia ?

L’impunité mafieuse vient directement de sa capacité à se fondre dans le paysage, à ne pas attirer l’attention.

Continuer à parler de la mafia y compris lorsqu’aucun assassinat n’est perpétré, c’est faire acte de résistance et oeuvrer en faveur du maintien d’une extrême vigilance.

Continuer à parler de la mafia c’est aussi obliger les journaux à braquer les projecteurs sur les affaires peu reluisantes entre pouvoirs politique, mafieux et l’intrusion des clans dans l’économie légale.

Continuer à en parler c’est surtout l’affaire de tous afin que ceux qui vivent sur des terres mafieuses cessent d’être des victimes isolées condamnées à subir le joug mafieux.

Je vous encourage vivement à participer à cet effort en refusant simplement d’accepter l’inacceptable. En vous intéressant au sujet, en refusant de coexister, de vous résigner à accepter les règles du jeu édictées par les organisations criminelles, vous devenez des acteurs de la lutte antimafia.

Giovanni Falcone
Giovanni Falcone
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10 questions à l’auteur des « hommes de l’antimafia »

La promotion de mon livre se poursuit. J’ai eu le plaisir de répondre à 10 questions et développer le thème qui m’est cher. Découvrez cette interview en cliquant sur le lien ci-dessous :

10 questions à Christian Lovis, l’auteur des

« hommes de l’antimafia »

Commande du livre

Une efficacité qui dérange

Giovanni Falcone

[…] Dès cet instant, les critiques insidieuses et les indiscrétions contre les juges les plus en vue du pool antimafia s’intensifièrent. On les accusa même de mener le combat contre Cosa Nostra par simple intérêt personnel dans le but d’accéder à des fonctions supérieures à la chambre de la magistrature ou au syndicat des magistrats. Falcone et Borsellino démentirent systématiquement et parfois publiquement ces allégations pour éviter d’être avalés par l’ignoble suspicion. Et pourtant, la vie des magistrats de l’antimafia n’avait rien d’enivrant. Leur existence blindée, sous escorte permanente les privait fatalement de l’une des principales liberté individuelle qui est celle d’aller et de venir quand bon nous semble. Un simple repas au restaurant, la moindre balade le long d’une plage leur était interdite sans anticipation, ni préparation et sans la présence de gardes du corps armés. Or, les spécialistes de la sécurité ont toujours eu une aversion marquée pour les imprévus de dernière minute. Ce que les policiers ont coutume d’appeler dans leur jargon les décisions réservées, permettant de s’attendre à l’imprévisible, le danger de se rendre sans préparatif dans un lieu public était fortement multiplié. Inexorablement, la cote de popularité importante dont bénéficiaient les juges antimafia à l’intérieur comme à l’extérieur du Palais de justice créa des convoitises. Des politiciens tentèrent même de racoler ces héros des temps modernes en s’attirant leur sympathie pour embellir leur image de marque, mais aucun des magistrats ne se montra assez crédule pour s’engouffrer dans ce jeu dangereux. C’est sans doute cette indépendance qui leur valut parfois les critiques acerbes et injustifiées évoquées tantôt.

Certains magistrats du palais de justice étaient envieux de l’attention portée par les médias aux juges antimafia et particulièrement à la popularité de Giovanni Falcone. Certaines mauvaises langues iront jusqu’à l’accuser de vouloir se réapproprier tous les procès importants d’Italie. Sournoisement, un haut fonctionnaire déclara un jour au Procureur Rocco Chinnici :

« Je te suggère de le bourrer de petits procès, au moins il nous fichera la paix. »

Il répondit par un silence assourdissant suivi d’un signe de tête agacé l’invitant à quitter son bureau.

Le juge vécut ainsi une série de microséismes personnels qui faisaient de plus en plus intenses au fur et à mesure que le temps passait. La jalousie s’était transformée en acide nauséabond parce qu’en l’espace de quatre ans, Falcone et son équipe en apprirent plus sur Cosa Nostra que personne d’autre avant eux.

Extrait du livre :

les Hommes de l’antimafia, par Christian Lovis

Le monde a besoin de héros

Signature chez Payot Libraire, à Vevey

Signature : Christian Lovis

«Les hommes de l’Antimafia»

Payot Libraire

Samedi 18 février 2012 [14h-15h30]

À : Vevey

Lui-même actif dans le domaine de la sécurité publique et de la justice, le Vaudois Christian Lovis aborde le sujet de la mafia sous un angle peu courant : la compassion et l’admiration. Frappé, au cours de ses recherches sur la mafia en Sicile, de découvrir la sentence d’exécution qui a sanctionné l’engagement de la plupart de ceux qui ont lutté contre la « pieuvre », il a souhaité retracer non seulement leur combat au service de la démocratie, mais leur courage face à la violence et à la corruption politique qu’il dénonce

Christian Lovis, Publibook/Société des écrivains, Broché, 2011, 212 pages

Prix : CHF 41.70

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Livre : les hommes de l’antimafia

Lui-même actif dans le domaine de la sécurité publique et de la justice, le Vaudois Christian Lovis aborde le sujet de la mafia sous un angle peu courant : la compassion et l’admiration. Frappé, au cours de ses recherches sur la mafia en Sicile, de découvrir la sentence d’exécution qui a sanctionné l’engagement de la plupart de ceux qui ont lutté contre la « pieuvre », il a souhaité retracer non seulement leur combat au service de la démocratie, mais leur courage face à la violence et à la corruption politique qu’il dénonce.

Réservez une date, j’aurais beaucoup de plaisir à vous rencontrer et à converser sur le sujet…

Dédicaces :

  • Mercredi 11 janvier 2012 [19h] – Genève, rue de la Poterie
  • Samedi 21 janvier 2012 [14h30-16h] – Lecture publique à Saint-Pierre de Clages (VS)
  • Samedi 11 février 2011 [14h30-16h] – Payot à Vevey

A venir : Payot Lausanne, Sion, Genève, Chaux-de-Fonds, Neuchâtel

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