Hommage à Boris Giuliano

Policier moderne, d’une redoutable efficacité, Boris Giuliano avait la pugnacité nécessaire pour remonter le moral de ses troupes. Sous son commandement, la brigade mobile de Palerme devint la cellule antigang la plus efficace de toute la péninsule. Il dirigea ses enquêtes avec des méthodes innovantes et édifia une véritable collaboration avec le Bureau fédéral d’investigation américain, le  célèbre F.B.I. Ce qui était une première.

Commissaire Boris Giuliano
Commissaire Boris Giuliano

Pour les observateurs, il est admirable que Giuliano ait eu un passé aussi glorieux avec les moyens artisanaux de l’époque. Tous les spécialistes s’accordent à dire qu’il fallait une grande intelligence et une farouche volonté pour arriver à accumuler des preuves factuelles susceptibles d’être reconnues devant un tribunal. On ne parlait pas encore des progrès de la génétique et encore moins des découvertes sur l’ADN. Les micros, les caméras et appareils photos ultra-performants ayant la taille d’une tête d’épingle à cheveux pouvant être dissimulés à peu près n’importe où n’existaient pas à cette époque. Les écoutes téléphoniques étaient rarissimes et demandaient une infrastructure imposante. La seule force des enquêteurs résidait dans un savoureux mélange d’intuition, de perspicacité et de rationalisme cartésien. Un agent devait se fondre dans l’environnement qu’il explorait même si cette immersion dans le milieu criminel sicilien présentait un danger mortel plus que partout ailleurs. Car la Mafia, sûre de son pouvoir et de son impunité, assassinait aussi bien des juges que des hommes politiques. Ce n’était pas un modeste fonctionnaire de l’État, encore moins un sbire*, qui allait retenir leurs ardeurs meurtrières. Les enquêteurs de la brigade mobile passaient des jours et des nuits entières planqués derrière les rideaux d’une fenêtre à observer et à noter tous les faits et gestes des malfrats sous surveillance. Les filatures étaient d’autant plus  difficiles que beaucoup de mafiosi vivaient en totale autarcie dans leur quartier, rendant le travail des policiers plus complexe puisque chaque nouveau visage était rapidement repéré.

*Sbire : terme péjoratif utilisé par les mafiosi pour décrire un policier.

Extrait du livre – Les hommes de l’antimafia –

Le commissaire Boris Giuliano (2ème depuis la droite)

En souvenir du commissaire Boris Giuliano

Ce 21 juillet 2015, il y aura 36 ans que Boris Giuliano a été assassiné à l’âge de 49 ans par la mafia sicilienne. Policier moderne, d’une redoutable efficacité, Boris Giuliano avait la pugnacité nécessaire pour remonter le moral de ses troupes. Sous son commandement, la brigade mobile de Palerme devint la cellule antigang la plus efficace de toute la péninsule. Il dirigea ses enquêtes avec des méthodes innovantes et édifia une véritable collaboration avec le Bureau fédéral d’investigation américain, le  célèbre F.B.I. Ce qui était une première.

Le commissaire Boris Giuliano
Le commissaire Boris Giuliano

Pour les observateurs, il est admirable que Giuliano ait eu un passé aussi glorieux avec les moyens artisanaux de l’époque. Tous les spécialistes s’accordent à dire qu’il fallait une grande intelligence et une farouche volonté pour arriver à accumuler des preuves factuelles susceptibles d’être reconnues devant un tribunal. On ne parlait pas encore des progrès de la génétique et encore moins des découvertes sur l’ADN. Les micros, les caméras et appareils photos ultra-performants ayant la taille d’une tête d’épingle à cheveux pouvant être dissimulés à peu près n’importe où n’existaient pas à cette époque. Les écoutes téléphoniques étaient rarissimes et demandaient une infrastructure imposante. La seule force des enquêteurs résidait dans un savoureux mélange d’intuition, de perspicacité et de rationalisme cartésien. Un agent devait se fondre dans l’environnement qu’il explorait même si cette immersion dans le milieu criminel sicilien présentait un danger mortel plus que partout ailleurs. Car la Mafia, sûre de son pouvoir et de son impunité, assassinait aussi bien des juges que des hommes politiques. Ce n’était pas un modeste fonctionnaire de l’État, encore moins un sbire*, qui allait retenir leurs ardeurs meurtrières. Les enquêteurs de la brigade mobile passaient des jours et des nuits entières planqués derrière les rideaux d’une fenêtre à observer et à noter tous les faits et gestes des malfrats sous surveillance. Les filatures étaient d’autant plus  difficiles que beaucoup de mafiosi vivaient en totale autarcie dans leur quartier, rendant le travail des policiers plus complexe puisque chaque nouveau visage était rapidement repéré.

*Sbire : terme péjoratif utilisé par les mafiosi pour décrire un policier.

Découvrez la carte des victimes de la mafia à Palerme

L’assassin de Boris Giuliano est Leoluca Bagarella, redoutable tueur du clan de Corleone. Il a été arrêté en 1995 par la DIA américaine qui l’a remis à la justice italienne. Condamné à la prison à perpétuité pour de multiples homicides, il purge sa peine dans une prison de haute sécurité sous le régime carcéral 41 bis. Les conditions d’incarcération sont très dures et réservées aux mafieux et aux terroristes. Il a aujourd’hui 73 ans.

Leoluca Bagarella
Leoluca Bagarella, le mafieux de Corleone purge une peine à perpétuité. Il est en prison depuis 21 ans.

C. Lovis © Les Hommes de l’antimafia
Extrait du livre « Les hommes de l’antimafia. Le monde a besoin de héros »

Le monde a besoin de héros

Hommage à Boris Giuliano

Policier moderne, d’une redoutable efficacité, Boris Giuliano avait la pugnacité nécessaire pour remonter le moral de ses troupes. Sous son commandement, la brigade mobile de Palerme devint la cellule antigang la plus efficace de toute la péninsule. Il dirigea ses enquêtes avec des méthodes innovantes et édifia une véritable collaboration avec le Bureau fédéral d’investigation américain, le  célèbre F.B.I. Ce qui était une première.

Commissaire Boris Giuliano
Commissaire Boris Giuliano

Pour les observateurs, il est admirable que Giuliano ait eu un passé aussi glorieux avec les moyens artisanaux de l’époque. Tous les spécialistes s’accordent à dire qu’il fallait une grande intelligence et une farouche volonté pour arriver à accumuler des preuves factuelles susceptibles d’être reconnues devant un tribunal. On ne parlait pas encore des progrès de la génétique et encore moins des découvertes sur l’ADN. Les micros, les caméras et appareils photos ultra-performants ayant la taille d’une tête d’épingle à cheveux pouvant être dissimulés à peu près n’importe où n’existaient pas à cette époque. Les écoutes téléphoniques étaient rarissimes et demandaient une infrastructure imposante. La seule force des enquêteurs résidait dans un savoureux mélange d’intuition, de perspicacité et de rationalisme cartésien. Un agent devait se fondre dans l’environnement qu’il explorait même si cette immersion dans le milieu criminel sicilien présentait un danger mortel plus que partout ailleurs. Car la Mafia, sûre de son pouvoir et de son impunité, assassinait aussi bien des juges que des hommes politiques. Ce n’était pas un modeste fonctionnaire de l’État, encore moins un sbire*, qui allait retenir leurs ardeurs meurtrières. Les enquêteurs de la brigade mobile passaient des jours et des nuits entières planqués derrière les rideaux d’une fenêtre à observer et à noter tous les faits et gestes des malfrats sous surveillance. Les filatures étaient d’autant plus  difficiles que beaucoup de mafiosi vivaient en totale autarcie dans leur quartier, rendant le travail des policiers plus complexe puisque chaque nouveau visage était rapidement repéré.

*Sbire : terme péjoratif utilisé par les mafiosi pour décrire un policier.

Extrait du livre – Les hommes de l’antimafia –

L’histoire de Cosa nostra de 1977 à 1978

L’Histoire de Cosa nostra en image – Ecrite par Christian Lovis.
Première partie
 

A la fin des années soixante-dix, Cosa nostra, la mafia sicilienne est l’organisation criminelle la plus puissante au monde. La famille de Corleone déclenche une guerre impitoyable contre les familles séculaires de Palerme et contre tous ceux qui osent se mettre en travers de leur chemin meurtrier, notamment les représentants de l’Etat. Retraçons cette terrible histoire contemporaine de la Sicile, terre de soleil meurtrie à tout jamais par un climat de violence sans précédent.

Corleone
Corleone dans les année 1950

En ce temps là, la Sicile est dominée par une mafia puissante et très riche. Les parrains de Palerme qui gouvernent sans partage sont de riches et influents personnages qui n’hésitent pas à afficher leur pouvoir et leur fortune à la vue et aux yeux de tous. Néanmoins, ils ignorent qu’à 60 km de là, dans la ville de montagne de Corleone, Luciano Liggio, capo local, à décidé de mener son clan à la conquête de Palerme.

Luciano Liggio
Luciano Liggio, capo des Corleonesi

Car dans les années soixante, Luciano Liggio, impitoyable tueur de Corleone, tue son chef qui est aussi le parrain local,  le Dr Michele Navarra, pour prendre le pouvoir. Liggio qui est né dans la pauvreté veut devenir multi-millionnaire est décide alors de mener son clan à la conquête de Palerme, car c’est là que se font les affaires les plus importantes. Il s’entoure d’hommes de main aussi déterminé que lui provenant également de Corleone qui vont rentrer dans la légende de la Mafia : Toto Riina et Bernardo Provenzano.

Lieutenant-colonel Giuseppe Russo
Le Lieutenant-colonel des carabiniers Giuseppe Russo

Luciano Liggio qui est arrêté dans son appartement de luxe, à Milan en 1974 continuera à donner ses ordres depuis la prison. Il est un parrain sanguinaire qui terrifie ses interlocuteurs au moindre regard. Par pure vengeance personnelle, il bafoue toutes les règles bâties par Cosa nostra. En effet, sans l’assentiment exigé par la Cupola (le gouvernement de Cosa nostra), il décide de tuer le lieutenant-colonel des carabiniers Giuseppe Russo qui le traquait depuis des années. Le policier est assassiné avec son ami (Filippo Costa) au cours d’une promenade à Ficuzza, le 20 août 1977.

Le juge Cesare Terranova
Le juge d’instruction Cesare Terranova est abattu dans sa voiture

Mais Luciano Liggio ne s’arrête pas là et démontre qu’il n’a que faire de l’avis des parrains de Palerme. Il en veut personnellement au juge Cesare Terranova qui l’a fait condamné et c’est depuis sa prison qu’il ordonne son assassinat. Le 25 septembre 1979, le magistrat qui a instruit les 1er grands procès contre la mafia est exécuté dans sa voiture. Avec ce meurtre, Liggio espère prouver la puissance militaire des Corleonais et démontre une détermination qui inquiète les autres familles.

Gaetano Badalamenti, capo de Cinisi
Gaetano Badalamenti, dit : « Don Tano » capo de Cinisi

Liggio se fait beaucoup d’ennemis chez les plus importants chefs mafieux, notamment Don Tano Badalamenti du clan de Cinisi, qui est – à ce moment là – le chef de la Cupola (Capo dei Capi). Ces derniers n’acceptent pas le mépris des règles de la part des Corleonais.

Mais depuis sa prison, Luciano Liggio ne voit pas qu’il est en train de perdre peu à peu de son pouvoir au dépens de Toto Riina, surnommé le « Courtaud », car il ne mesure que 1m.58. Ce dernier qui est son homme de confiance se place habilement et sournoisement à la tête du clan de Corleone. Il échafaude sa prise de pouvoir en secret avec son ami de toujours Bernardo Provenzano, surnommé « Le tracteur » parce qu’il ne recule devant rien. Si ces deux-là qu’on surnomme « les bêtes fauves » ont déjà au moins 40 meurtres chacun à leur actif, ils savent qu’ils doivent s’entourer de personnages de confiances à travers la Sicile. Ils s’allient notamment avec le parrain de San Giuseppe Jato, Bernardo Brusca et avec un des pires tueurs de la Mafia, Leoluca Bagarella qui se cache à Palerme.

Giuseppe Di Cristina, capo de la famille de Riesi
Giuseppe Di Cristina, capo de la famille de Riesi

Giuseppe Di Cristina, surnommé « le Tigre », puissant parrain de Riesi, dans la province de Caltanissetta est le premier à s’alarmer du danger que représente Toto Riina. Au cours d’une réunion de la Cupola, Di Cristina affronte ouvertement Riina, car il ne parvient pas à accepter le meurtre du lieutenant-colonel Giuseppe Russo. Cet assassinat a été perpétré sans le consentement de la Commission qui l’avait même catégoriquement refusé. Mais les Corleonais ne tinrent pas compte de ce refus.

Solidement établies, les familles de Palerme s’abstenaient jusqu’ici de tuer des membres de l’autorité afin de ne pas attirer l’attention de la police et des pouvoirs politiques. Mais les Corleonais appliquent une tout autre stratégie. Pire encore, ils commettent leurs assassinats sur le territoire de leurs rivaux afin que les soupçons se tournent contre eux.

L'attentat manqué contre Giuseppe Di Cristina. Ses gardes du corps n'en réchappent pas.
L’attentat manqué contre Giuseppe Di Cristina. Ses gardes du corps n’en réchapperont pas.

Di Cristina, tout comme son allié Giuseppe « Pippo » Calderone (parrain de Catane), devient alors les principaux objectifs des Corleonais. En véritable chef de guerre et dans le but s’isoler les richissimes familles de Palerme représentées par Stefano Bontade, Salvatore Inzerillo et Gaetano Badalamenti, Toto Riina commence a infiltré leurs alliés qui se trouvent dans d’autres provinces. Ceux qui ne font pas allégeance au clan des Corleonais sont systématiquement décimés.

Di Cristina se sent acculé et décide de briser l’omerta en parlant à un carabinier pour essayer de nuire aux Corleonais. Il espère que Bernardo Provenzano alors en cavale depuis 15 ans se fasse arrêter pour déstabiliser la puissance militaire du clan des montagnes de Corleone.

Francesco Madonia
Francesco Madonia, capo de Resuttana

Le 21 novembre 1977, Di Cristina survit à une fusillade, mais ses hommes sont tués dans l’embuscade. Quelques mois plus tard, le 8 avril 1978,  le parrain de Riesi se venge en compagnie de son comparse de Catane, Pippo Calderone. Ils abattent de leurs propres mains Francesco Madonia (chef du clan de Resuttana), un fidèle allié des Corleonais.

Le 30 mai 1978, Giuseppe Di Cristina, accompagné de son fidèle ami Pippo Calderone, ainsi que d’Alfio Ferlito et Franco Romeo (deux Catanais) se retrouvent dans un appartement de Palerme pour y organiser un hold-up. Di Cristina et Romeo quittent l’endroit pour aller faire un tour de reconnaissance pendant que Calderone et Ferlito attendent sur place. Alors qu’ils sont dans la rue, Di Cristina et Romeo tombent dans une embuscade tendue par Leoluca Bagarella, Nino Gioè et Nino Marchese.

Salvatore Inzerillo
Salvatore Inzerillo, parrain de Passo Rigano (Palerme)

Giuseppe Di Cristina est abattu à Passo Di Rigano. Sur le territoire d’un chef de famille (Salvatore Inzerillo) qui n’a rien à voir avec le crime. Dans la Mafia, ce signal est une offense supplémentaire de la part des Corleonais qui ignore les codes ancestaux de Cosa Nostra. Sur le cadavre du Tigre de Riesi, la police découvre deux chèques de 10 millions de lires et un de 5 millions signés par lui-même. L’enquête est au main d’un policier de grande valeur, Boris Giuliano qui entame alors une longue et très complexe enquête.

Pendant ce temps, en juillet 1978, Giovanni Falcone, encore inconnu du grand public revient dans sa ville natale, Palerme, après 13 ans passés au tribunal de Trapani où il s’occupait d’affaires civiles. Rocco Chinnici, chef du bureau d’instruction de Palerme insiste pour qu’il change de service et rejoigne son équipe des juges d’instruction. En effet, l’homme s’active à créer le pool antimafia qui deviendra célèbre par des résultats sans précédents dans la lutte contre le crime organisé.

Nitto Santapaola, parrain de Catane
Nitto Santapaola, parrain de Catane

La colère monte au sein de Cosa nostra. Un malaise qui est créé par les Corlenosi qui continuent leur marche en avant pour prendre le pouvoir en province d’abord avant de s’attaquer à Palerme. À Catane, Toto Riina de Corleone fait alliance avec Nitto Santapaola dans le but d’isoler la famille Calderone (lesquels sont alliés de Stefano Bontate à Palerme). Une bombe est retrouvée dans la voiture d’Antonio Calderone qui s’en sort par miracle. Les soupçons sont tout de suite orientés vers les Corleonais. Stefano Bontate insiste pour se venger, mais d’autres mafiosi palermitains s’y opposent de peur de déclencher une guerre.

Antonio Calderone
Antonio Calderone

Une réunion a lieu entre les principaux chefs de Cosa nostra le 30 septembre 1978, dans une villa isolée où Toto Riina joue les chefs d’orchestre. Machiavélique, il rend hommage à Pippo Calderone assassiné par Beppe Di Cristina et Francesco Madonia. Au fait, Riina a le désir de jeter le discrédit sur Tano Badalamenti afin de l’éliminer. Il explique que c’est ce dernier qui a fait assassiner Francesco Madonia sans demander la permission à la Commission qu’il présidait. Il profite de mettre en avant les qualités de son allié Michele Greco qui est entre-deux devenu le chef de la Coupole (Etat-Major de Cosa Nostra). Beaucoup sont jaloux de Tano Badalamenti qui s’est enrichit plus que les autres grâce à sa position stratégique (il détient le territoire de l’aéroport) et aux liens étroits qu’il entretient avec ses cousins d’Amérique. Les mafieux décident de radier Badalamenti de Cosa nostra.

Toto Riina
Toto Riina, parrain de Corleone

Les Hommes de l’antimafia (portraits)

A tous celles et ceux qui ont lu « Les hommes de l’antimafia » le monde a besoin de héros, voici les portraits des tous les acteurs de l’ouvrage.

 2013 © Tous droits réservés


Colonel Giuseppe « Nino » Russo

(06.01.1928 – 20.08.1977)

Commandant de l’Unité d’enquête de Palerme et confident du Général Carlo Alberto Dalla Chiesa, Giuseppe Russo était dans les années 1970 le seul officier de police avec le Commissaire Boris Giuliano, à avoir compris le danger de Toto Riina et de l’organisation criminelle des Corleonesi.

Le Colonel "Nino" Russo abattu à Favara
Le Colonel « Nino » Russo abattu à Ficuzza alors qu’il se promenait en compagnie de son ami, le professeur Filippo Costa qui a été assassiné également par les tueurs

~~~

Commissaire Boris Giuliano

(22.10.1930 – 21.07.1979)

Boris Giuliano était le chef de la Squadra Mobile de Palerme. Enquêteur brillant et charismatique, il avait mis au point des importantes synergies avec e F.B.I aux Etats-Unis pour lutter contre le trafic de stupéfiants.

Boris Giuliano, policier antimafia
Boris Giuliano, policier antimafia

Lieu de l'assassinat de Boris Giuliano. Le bar Lux se trouve à Palerme

La mère, l'épouse et le fils de Boris Giuliano à ses obsèques
La mère, l’épouse et le fils de Boris Giuliano à ses obsèques

~~~

Capitaine Emanuele Basile

(02.07.1949 – 04.05.1980)

En charge de l'enquête sur les assassins du Commissaire Giuliano, l'officier des carabiniers travailla en étroite collaboration avec le juge Paolo Borsellino.
En charge de l’enquête sur les assassins du Commissaire Giuliano, l’officier des carabiniers travailla en étroite collaboration avec le juge Paolo Borsellino.

~~~

Général Carlo Alberto Dalla Chiesa

(27.09.1920 – 03.09.1982)

Le Général Dalla Chiesa, combattant de la seconde guerre mondiale, avait vaincu le banditisme en 1950. Il connaissait bien la mafia pour avoir opéré déjà dans les années cinquante à Corleone. Il avait aussi gagné la guerre contre les brigades rouges. Ses enquêtes et son travail auprès de la population mettaient en danger Cosa nostra. Il a été tué avec sa jeune épouse alors qu'ils se rendaient au restaurant.

Le Général Dalla Chiesa, combattant de la seconde guerre mondiale, avait vaincu le banditisme en 1950. Il connaissait bien la mafia pour avoir opéré déjà dans les années cinquante à Corleone. Il avait aussi gagné la guerre contre les brigades rouges. Ses enquêtes et son travail auprès de la population mettaient en danger Cosa nostra. Il a été tué avec sa jeune épouse alors qu’ils se rendaient au restaurant.

Le carabinier suivait la voiture occupée par le le Général Dalla Chiesa et son épouse Emanuela Setti Carraro quand arrivé à la via Carini, à Palerme, un commando de tueurs des Corleonesi attaquèrent armés de Kalashnikov AK-47, ne laissant aucune chance de riposte au policier.

Emanuela Setti Carraro était infirmière quand elle épousa le Général Dalla Chiesa. Née dans une famille bourgeoise de Milan en 1950, elle n’avait que 32 ans lorsqu’elle mourut dans l’attentat de la rue Carini. Le couple a été tué seulement deux mois après leur mariage. Le Général essaya dans une tentative désespérée de lui servir de bouclier, mais le jeune femme a été achevée d’une balle dans la tête par l’un des tueurs.

Carabinier Domenico Russo (escorte)

(27.12.1950 – 03.09.1982)
Agent Domenico Russo

Le carabinier suivait la voiture occupée par le le Général Dalla Chiesa et son épouse Emanuela Setti Carraro quand arrivé à la via Carini, à Palerme, un commando de tueurs des Corleonesi attaquèrent armés de Kalashnikov AK-47, ne laissant aucune chance de riposte au policier.

~~~

Conseiller instructeur Rocco Chinnici

(19.01.1925 – 29.08.1983)

Rocco Chinnici a été à l'origine du pool antimafia de Palerme. C'était un brillant magistrat qui se rendait dans les écoles et les universités pour dire aux jeunes que la mafia n'était pas une alternative aux difficultés de la vie. Chacun s'accorde à dire que le Maxi Procès (U Maxi 1986) qui a été l'un des premiers grand événement judiciaire contre Cosa nostra était la conséquence directe de son travail.
Rocco Chinnici a été à l’origine du pool antimafia de Palerme. C’était un brillant magistrat qui se rendait dans les écoles et les universités pour dire aux jeunes que la mafia n’était pas une alternative aux difficultés de la vie. Chacun s’accorde à dire que le Maxi Procès (U Maxi 1986) qui a été l’un des premiers grand événement judiciaire contre Cosa nostra était la conséquence directe de son travail.

Maréchal Mario Trapassi

(08.12.1950 – 29.08.1983)

Agent Mario Trapassi
Mario Trapassi avait été responsable de la protection du juge Borsellino. Au moment où il a été tué dans l’attentat sur Rocco Chinnici, le carabinier avait 33 ans. Il était père de 4 enfants.

Carabinier Salvatore Bartolotta

(03.03.1935 – 29.08.1983)

Agent Salvatore Bartolotta
Salvatore Bartolotta était devenu ami avec Rocco Chinnici. Quand il demanda d’être rattaché à sa protection, le magistrat hésita puisque la sécurité de son entourage le hantait. Il accepta par amitié. Bartolotta avait trente ans de service au moment où il a été tué. Il s’était distingué souvent pour son courage et son engagement. Issu d’une famille paysanne, il avait toujours rêvé servir la Légion des carabiniers.

Stefano Li Sacchi (concierge de l’immeuble)

(02.06.1923 – 29.08.1983)

Stefano Li Sacchi
Stefano Li Sacchi était le concierge de l’immeuble où habitait Rocco Chinnici. Il ouvrait souvent la porte au magistrat et échangeaient quelques mots en l’accompagnant vers la sortie. C’est ce qu’il fit ce matin-là et qui lui coûta la vie dans l’attentat de la via Pipitone Federico.

~~~

Conseiller instructeur Antonino Caponnetto

(05.09.1920 – 06.12.2002)

Antonino Caponnetto décida de se rendre en Sicile à la suite de l'assassinat de Rocco Chinnici et poursuivit les travaux de son homologue. En gardant cette ligne, le pool antimafia vit le jour et fut d'une efficacité sans précédent. Pour éviter les risques d'attentat et limiter les escortes, le magistrat logea dans une petite chambre de la caserne des carabiniers pendant toute la durée de son mandat.
Antonino Caponnetto décida de se rendre en Sicile à la suite de l’assassinat de Rocco Chinnici et poursuivit les travaux de son homologue. En gardant cette ligne, le pool antimafia vit le jour et fut d’une efficacité sans précédent. Pour éviter les risques d’attentat et limiter les escortes, le magistrat logea dans une petite chambre de la caserne des carabiniers pendant toute la durée de son mandat.

~~~

Inspecteur « Lillo » Calogero Zucchetto

(03.02.1955 – 14.11.1982)

Agent Calogero Zucchetto
Calogero Zucchetto était l’un des premiers policier sicilien à tenter de s’infiltrer jusque dans les quartiers tenus par la mafia. Il parcourait au guidon de sa moto les secteurs des gangs. Un jour, il réussi à entrer en contact avec le repenti Totuccio Contorno qui fit des aveux importants pour l’établissement du rapport « 162 » indiquant la structure des familles et indiquant en particulier la montée en puissance des Corleonais de Toto Riina.

~~~

Commissaire Giuseppe « Beppe » Montana

(03.02.1951 – 28.07.1985)

Commissaire Guiseppe "Beppe" Montana
Beppe Montana était le chef des Catturandi de Palerme. Il montra une persévérance impressionnante et mena ses enquêtes avec une efficacité redoutable. Doté d’un moral d’acier, Montana donnait une impulsion incroyable à son équipe pour déférer les mafiosi devant la justice. Ses filatures lui permirent de découvrir de nombreuses caches d’armes et quantité de drogue.

~~~

Commissaire Antonino « Ninni » Cassarà

(07.05.1947 – 06.08.1985)

Commissaire Antonino "Ninni" Cassarà
Le commissaire Cassarà se distingua notamment dans l’établissement du rapport 162. Le policier était l’alter ego opérationnel du Juge Falcone avec qui ils travaillaient en étroite collaboration. Cassarà était doté d’une intelligence stratégique redoutable.

Agent Roberto Antiochia

(07.06.1962 – 06.08.1985)

Agent Roberto Antiocha
Après l’assassinat de Beppe Montana, Roberto Antiochia décida de stopper ses vacances pour rentrer à Palerme et rejoindre Ninni Cassarà. Il savait que son chef était en grand danger et pensait que sa place était auprès de lui, pour assurer son escorte. Cassarà fut tué d’une centaine de balles, Antiocha n’eut pas le temps de riposter à l’attaque d’un commando composé de plusieurs mafiosi armés de AK-47.

~~~

Le juge Giovanni Falcone

(18.05.1939 – 23.05.1992)

Giovanni Falcone est l'emblème de la lutte antimafia. Son courage et son abnégation pour que l'Etat de droit soit respecté a été sans faille malgré le danger encourus pendant de nombreuses années et la disparition de plusieurs de ses amis.
Giovanni Falcone est l’emblème de la lutte antimafia. Son courage et son abnégation pour que l’Etat de droit soit respecté a été sans faille malgré le danger encourus pendant de nombreuses années et la disparition de plusieurs de ses amis.

Vito Schifani, Rocco Di Cillo, Francesca Morvillo, Antonio Montinaro

(23.05.1992)

Vito Schifani, Rocco Di Cillo, Francesca Morvillo et Antonio Montinaro
Vito Schifani, Rocco Di Cillo, Francesca Morvillo et Antonio Montinaro

~~~

Le juge Paolo Borsellino

(19.01.1940 – 19.07.1992)

Paolo Borsellino est également une figure emblématique de la lutte antimafia. Il faisait partie de ces juges charismatique et extrêmement compétent qui fit de sa vie un combat contre Cosa nostra.
Paolo Borsellino est également une figure emblématique de la lutte antimafia. Il faisait partie de ces juges charismatique et extrêmement compétent qui fit de sa vie un combat contre Cosa nostra.

Emanuela Loi, Claudio Traina, Agostino Catalano, Vincenzo Li Muli

(19.07.1992)

Emanuela Loi, Claudio Traina, Agostino Catalano, Vincenzo Li Muli
Emanuela Loi, Claudio Traina, Agostino Catalano, Vincenzo Li Muli

Walter Cosina

(19.07.1992)

Agent Walter Cosina
Agent Walter Cosina

Un livre pour ne pas oublier

« Un libro per non dimenticare »

En 2012, ça fera vingt ans que les juges Falcone et Borsellino ont été assassinés par la mafia, en Sicile. Dans l’ouvrage, je relate leur combat, mais aussi celui de ceux qui ont lutté avec eux. Ce livre leur rend hommage et connaît un beau succès en se classant dans les meilleures ventes chez mon éditeur. Je profite de ce message pour remercier tous les lecteurs, car se souvenir de cette lutte est un devoir, mais aussi un nécessité pour dire NON à la mafia.

 

Succès littéraire : les hommes de l'antimafia

Pour commander votre ouvrage

Le Commissaire Boris Giuliano

Héros de l'Antimafia

Policier moderne, d’une redoutable efficacité, Boris Giuliano avait la pugnacité nécessaire pour remonter le moral de ses troupes. Sous son commandement, la brigade mobile de Palerme devint la cellule antigang la plus efficace de toute la péninsule. Il dirigea ses enquêtes avec des méthodes innovantes et édifia une véritable collaboration avec le Bureau fédéral d’investigation américain, le  célèbre F.B.I. Ce qui était une première.

Pour les observateurs, il est admirable que Giuliano ait eu un passé aussi glorieux avec les moyens artisanaux de l’époque. Tous les spécialistes s’accordent à dire qu’il fallait une grande intelligence et une farouche volonté pour arriver à accumuler des preuves factuelles susceptibles d’être reconnues devant un tribunal. On ne parlait pas encore des progrès de la génétique et encore moins des découvertes sur l’ADN. Les micros, les caméras et appareils photos ultra-performants ayant la taille d’une tête d’épingle à cheveux pouvant être dissimulés à peu près n’importe où n’existaient pas à cette époque. Les écoutes téléphoniques étaient rarissimes et demandaient une infrastructure imposante. La seule force des enquêteurs résidait dans un savoureux mélange d’intuition, de perspicacité et de rationalisme cartésien. Un agent devait se fondre dans l’environnement qu’il explorait même si cette immersion dans le milieu criminel sicilien présentait un danger mortel plus que partout ailleurs. Car la Mafia, sûre de son pouvoir et de son impunité, assassinait aussi bien des juges que des hommes politiques. Ce n’était pas un modeste fonctionnaire de l’État, encore moins un sbire*, qui allait retenir leurs ardeurs meurtrières. Les enquêteurs de la brigade mobile passaient des jours et des nuits entières planqués derrière les rideaux d’une fenêtre à observer et à noter tous les faits et gestes des malfrats sous surveillance. Les filatures étaient d’autant plus  difficiles que beaucoup de mafiosi vivaient en totale autarcie dans leur quartier, rendant le travail des policiers plus complexe puisque chaque nouveau visage était rapidement repéré.

*Sbire : terme péjoratif utilisé par les mafiosi pour décrire un policier.

Extrait du livre – Les hommes de l’antimafia