NAPLES : 6 assassinats en 3 jours

Malgré la présence régulière de l’armée dans les rues de Naples, une vague de violences touche actuellement la région de Naples.

En moins de 48 heures (entre le 25 et le 27 mai), 6 personnes ont perdu la vie dans des lieux publics. Selon la presse italienne, ces carnages porteraient la signature de la Camorra. À Naples, il n’y a plus eu de cycle aussi violent depuis 2004 et tout le monde redoute une nouvelle montée de violence entre les clans.

Il y a d’abord eu l’homicide d’un entrepreneur de 72 ans avant le double homicide d’un homme de 50 ans et de son fils de 30 ans qui ont été abattus dans un bureau de tabac pendant qu’ils jouaient aux machines à sous. Quelques heures plus tard, c’est un homme de 29 ans qui a été criblé de balles dans un bar par un homme cagoulé. Pour terminer ce qui semble être le début d’une vague de violence de la Camorra, un homme de 44 ans et son neveu de 23 ans ont été abattus à l’arme automatique alors qu’ils circulaient en scooter.

En parlant des victimes, les enquêteurs parlent pudiquement de proches de la mafia napolitaine. Depuis une année, suite à plusieurs arrestations au sein des clans, des territoires sous l’emprise mafieuse ont été libérés. Un appel d’air meurtrier puisque plusieurs clans se les disputent désormais.

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Face à la situation, en quoi des militaires pourraient-ils aider à lutter pour que les jeunes ne tombent pas dans le piège de la Camorra ?

Pour le ministre de l’Intérieur Angelino Alfano, qui pourrait envoyer entre 300 et 400 militaires en renfort, il s’agit d’ « intervenir au plus vite pour garantir la sécurité de la population ». Mais le maire de Naples, Luigi de Magistris, estime que « militariser les rues ne servira à rien parce que les soldats n’ont pas le pouvoir de faire des opérations de police judiciaire ».  Naples a besoin, assure-t-il, de la présence constante d’un plus grand nombre de policiers. Quant aux associations anti-mafia, elles misent prioritairement sur les écoles qui doivent, disent-t-elles, « retrouver leur rôle de bouclier contre l’illégalité ». (Source RFI)

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