La crise des migrants : une activité lucrative et sans risque pour les mafias

ACTUALITEGouverner c’est prévoir. Or, les dirigeants européens n’ont rien vu venir. Depuis l’été 2015, l’Europe est submergée par une vague de migrants sans précédent. Des millions de personnes dont deux tiers sont musulmanes. Après avoir tenté de rassurer ses citoyens en faisant mine de contrôler la situation, l’Union européenne a été contrainte de reconnaitre son impuissance. L’espace Schengen qui a été l’un des principes fondamentaux du rêve européen se transforme en cauchemar politique. La sécurité des citoyens et la paix sociale sont désormais menacées par le grave déséquilibre causé par cette crise migratoire. Découvrez ce livre intéressant qui expose le profit réalisé par les réseaux criminels et les conséquences à court et à long de cet apport de population que subit l’Europe.

Je vous le recommande vivement.

C. Lovis

Crise des migrants

Le défi migratoire

Extrait du chapitre de Xavier Raufer « Migrations et crime »

En 2011, un rapport de l’Organisation internationale des migrations (OIM) estime le chiffre d’affaires mondial du trafic des clandestins serait alors de 3 à 10 milliards de dollars par an.

Pour les passeurs, l’enrichissement peut être très rapide :

Parti de Libye, un bateau chargé de 150 migrants représente un Chiffre d’affaire d’environ 150 000 dollars. Sachant qu’en outre, l’exploitation lors du « voyage » des migrants est féroce. Divers témoignages sur ces passages montrent en effet que :

  • Un gilet de sauvetage y est facturé 200 dollars
  • Une bouteille d’eau, du pain et une boîte de thon, 100 dollars
  • Une couverture, 200 dollars
  • 5 minutes de conversation sur un téléphone satellitaire : 300 dollars

À l’arrivée en Europe bien sûr, les clandestins peuvent se trouver happés par de nouveaux dispositifs de chantage et de servitude.

À l’extrême-sud de la Botte – donc au plus près de l’Afrique, la Sicile. Là bien sûr, la fort opportuniste Cosa Nostra a bondi sur l’occasion. Selon Leoluca Orlando, maire antimafia de Palerme (The Telegraph, 6 août 2015) les vulnérables migrants échouant dans les camps de transit (souvent gérés par des complices de l’ « honorable société » ) sont exploités par la mafia : marché noir, travail au noir (récoltes dans les champs, etc.). On signale aussi dans ces camps de nombreuses disparitions d’enfants de clandestins ; pour un sort sans doute funeste. Même les trafiquants d’êtres humains d’Afrique et du Moyen-Orient prépareraient désormais les traversées avec des mafieux de Sicile ou de Calabre.

Une certitude : ce trafic humain est bien organisé : sitôt touchée la côte sicilienne (ABC-Australia, 29 juin 2015) un migrant de chaque groupe envoie un texto à son « traitant » côté « arrivée » : nous sommes à bon port. Ce « traitant » rencontre alors « ses » migrants, les oriente vers des centres d’hébergement (y compris ceux pour femmes et enfants), leur indique des transports possibles et les failles des frontières suivantes.

Selon un procureur de l’antimafia, il s’agit là d’une pure et simple manifestation du « crime organisé africain », à qui ces trafics rapportent « des milliards de dollars ».

Gagner le nord de l’Italie sauve-t-il ces migrants ? Non : à Rome, ils sont longtemps tombés aux mains du réseau de corruption nommé par des magistrats locaux Mafia Capitale (Mediapart, 20 mai 2015 ; Les Échos, 5 juin 2015 ; ATS, 5 juin 2015). Une lucrative combinazione alla Romana entre politiciens postfascistes, agents territoriaux et dirigeants de « coopératives sociales » liées à l’ex-Parti communiste italien.

Tous ensemble, ces corrompus truandent de juteux « appels d’offres », puis pillent les dizaines de millions d’euros – allocations, subventions, etc. – versés chaque année pour accueillir les migrants, les loger, les nourrir et les accompagner, leur apprendre une langue européenne, etc. Les réfugiés étant honteusement exploités sur le terrain. (En une décennie (2005 à 2014), l’Italie a consacré un milliard d’euros à ces centres pour réfugiés et demandeurs d’asiles. (ATS, 5 juin 2015).

Pour Mafia Capitale, ces trafics d’êtres humains sont un business criminel parmi d’autres : truandage de marchés publics, prêts à taux usuraires, recouvrement (brutal) de dettes, trafics de déchets toxiques, blanchiment d’argent illicite, racket de parkings, truquages d’élections, etc.

Source : Extrait du livre : le défi migratoire, l’Europe ébranlée, de Jean-Baptiste Noé, Editions Giovangeli Editeur
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