Racket de Cosa Nostra

Des commerçants se révoltent à Palerme

La police italienne a annoncé, lundi, l’arrestation de 22 personnes soupçonnées d’être des chefs présumés ou des hommes de main de la mafia à la suite de plaintes de commerçants et d’entrepreneurs contre le racket pratiqué par la mafia sicilienne (Cosa Nostra) à Bagheria, dans la province de Palerme.

Les personnes arrêtées sont accusées d’association de délinquants de type mafieux, d’extorsion, de séquestration et destruction de biens par incendie, précise-t-on de même source.

Les enquêteurs se sont félicités que les 32 commerçants et entrepreneurs de Bagheria aient «trouvé le courage» de fournir des détails sur des activités mafieuses dans tous les domaines de l’activité économique, du BTP aux ventes de poissons en passant par le secteur de vente des fruits et légumes et les salles de jeux.

Dans ce contexte, le président du Conseil italien, Matteo Renzi, a salué les commerçants qui ont rompu la «loi du silence» dans l’un des bastions les plus importants de la mafia sicilienne.

«L’enquête menée montre la pression étouffante exercée par les chefs les plus redoutés de la mafia qui, de 2003 à 2013, ont occupé les plus hauts postes de l’organisation criminelle», a souligné la police dans un communiqué, précisant que 50 cas d’extorsion ont pu être dévoilés.

La «loi du silence» est la règle tacite imposée par les mafieux dans le cadre de leurs affaires criminelles, ce qui implique entre autres la non-dénonciation de crimes et le faux-témoignage. Elle s’impose non seulement aux mafieux eux-mêmes, mais aussi à tous ceux qui seraient susceptibles de témoigner contre eux devant la justice. Le châtiment pour la violation de cette «loi» est souvent la mort.

Source : MAP-LE MATIN, 03 Novembre 2015

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