Depuis quelques années, la redoutable ‘Ndrangheta (mafia calabraise), aurait investi 20 à 30 milliards en Suisse en l’espace de 5 ans. 

Pour blanchir son argent sale, la plus active et mystérieuse des mafias italienne rachète des terrains, mais aussi des entreprises et des restaurants au bord de la faillite. Elle investit dans l’immobilier et le négoce.

L’organisation est pourtant active de longue date dans notre pays. Proche par la géographie et la langue, le Tessin est particulièrement exposé, selon l’Office fédéral de la police. «Dans les années 60-70 déjà, la ‘Ndrangheta a aussi investi massivement en Valais. Elle a installé des têtes de pont dans le canton de Vaud et à Genève», explique Nicolas Giannakopoulos, animateur de l’Observatoire du crime organisé, basé à Genève.

Aujourd’hui, la ‘Ndrangheta se sert de notre pays essentiellement comme machine à laver l’argent du crime. «En Suisse, elle investit surtout des fonds dans l’immobilier et dans les secteurs de la gastronomie et de la construction», explique Stefan Kunfermann, porte-parole de l’Office fédéral de la police. «Ce n’est plus la mafia de grand-papa! avertit Nicolas Giannakopoullos. La ‘Ndrangheta travaille aussi avec des diplômés universitaires et des avocats.» Y compris des Suisses. En outre, les mafieux calabrais contrôlent le marché suisse de la cocaïne, qu’ils importent directement d’Amérique du Sud. En octobre dernier, le Tribunal pénal fédéral a ainsi condamné quatre résidents tessinois ayant trempé dans un trafic portant sur 206 kilos de drogue. Les aveux d’un boss mafieux, Salvatore Annacondia, affirme que des armes sont stockées en Suisse avant d’être transportées en camion vers la Botte.

Source : Tribune de Genève

Blanchiment d'argent
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