Conticello, un commerçant antimafia de Palerme

Lors de l’une de mes nombreuses visites à Palerme, notamment au cours de mes enquêtes sur les Hommes de l’antimafia, une destination gourmande me tenait particulièrement à cœur :

L’Antica Focacceria San Francesco, Via Alessandro Paternostro 58, Palerme.

Après avoir déambulé le long du port et de sa grande artère bruyante, j’ai bifurqué en direction de la vieille ville pour rejoindre ce célèbre restaurant qui est aussi le plus vieux de Palerme. Il a été ouvert en 1834 et n’a jamais fermé depuis !

ficus-p-marina-palermoJ’ai traversé la Piazza Marina et surtout le petit parc Garibaldi. An centre de cet espace romantique, je découvre émerveillé le plus vieux Ficus de Palerme aux racines monumentales. Puis j’arrive dans les ruelles étroites et sombres de la vieille ville. Le sol est pourvu de grandes dalles qui doivent devenir extrêmement glissantes les jours de pluie. Heureusement, le ciel est souvent dégagé sur la Sicile et il ne pleut pas souvent.

Arrivé sur une place pittoresque en face de l’Eglise San Francesco, plus de doute, c’est bien là ! Deux carabiniers en gilets pare-balle, mitraillettes au poing sont en faction et protège les lieux. Quel accueil !

Un « buongiorno » et un sourire amical plus tard, je me retrouve en ce lieu qui est devenu par la force des choses l’un des symboles de la lutte antimafia. A l’intérieur, quelques clients. Près de l’entrée, un couple est assis à une table, faisant semblant de rien. Leur œil vigilant, leur posture ne trompe pas le flic que je suis : se sont des policiers en civil !

Vincenzo Conticello
Vincenzo Conticello est un entrepreneur constamment sous escorte policière

La pièce principale est composée de bancs en bois et de chaises en fer autour de tables en marbre. Toutes sortes de délicieuses spécialités gastronomiques siciliennes trônent sur le présentoir.  Le parfum mais aussi les aliments présentés excitent mes papilles. (panelle, pizza, beignets, pâtes, huile d’olives, Focaccia , ricotta, tomates séchées, salami piquant, oignon, piment, safran, sardines, fenouil sauvage, raisins, etc).  Une saveur d’autant plus exquise en sachant que tous les produits vendus ont été cultivés sur des terres confisquées à la mafia en Italie. Le restaurant est sur plusieurs étages. Dans les supérieurs, les salles sont moins dépouillées. Au 3ème étage. Il y a même des nappes blanches pour déguster des spécialités de la mer comme de l’espadon ou du poulpe. Rien de meilleur avec un bon vin sicilien !

Vincenzo Conticello
Vincenzo Conticello

Si cet endroit est l’un des lieux les plus protégés de Palerme, c’est parce que le propriétaire a refusé de payer le Pizzo (racket mafieux). Vincenzo Conticello est un entrepreneur-courage, constamment sous escorte policière, héros de l’antimafia pour avoir été l’un des premiers commerçants à dénoncer l’extorsion et surtout à dénoncer ses auteurs. Avant lui, l’entrepreneur Libero Grassi avait refusé de céder au chantage de la mafia. Il a été assassiné le 29 août 1991.

Depuis 1834, la Mafia n’avait éprouvé aucun intérêt pour la typique Focacceria tenue de père en fils par la famille de Vincenzo Conticello. Un jour de 2005, des racketteurs tentent de lui soutirer de l’argent. Le soir du vendredi 25 novembre, des racketteurs sont venus dans sa boutique.

« Si tu veux vivre une vie plus tranquille, ne pas avoir de problèmes avec les clients et le personnel, tu dois payer 50.000 euros pour le passé et 500 euros par mois à partir de maintenant».

Conticello refuse de payer. Il a la présence d’esprit de relever l’immatriculation du scooter et appelle les carabiniers qui rappliquent dix minutes plus tard. Les policiers sont surpris quand l’entrepreneur accepte de porter plainte. Si dans nos contrées, ce choix peut paraître logique, c’est un acte de courage dans le pays de l’Omertà où ce genre de décision vous condamne parfois à la mort.

Toutefois, les ennuis commencent pour le commerçant. Sa voiture est endommagée, des sacs de clients sont volés, un réservoir d’eau de son établissement est endommagé…

En mars 2006, les enquêteurs interpellent son racketteur ainsi que trois autres mafiosi. Les quatre hommes seront condamnés en novembre 2007 à un total de 48 ans de prison (des peines de 10 à 16 ans de prison).

En sachant que Vincenzo Conticello aurait pu se contenter de dénoncer les faits, mais pas les mafiosi, comme c’est souvent le cas en Sicile, on se demande où il a été cherché ce courage de résistance.

«Le courage, nous l’avons tous en nous, mais nous ne le savons pas. J’avais peur, mais je ne voulais pas être un complice de la mafia aux yeux de ma fille». (source : Libération)

La condamnation des mafiosi aggrava encore la situation du commerçant. Une quinzaine d’employés terrorisés quittèrent l’établissement qui fut également déserté par bon nombre de clients. Pire encore, de nombreuses administrations en Sicile ne s’y fournirent plus comme ils en avaient pris l’habitude depuis des lustres.

Depuis, Vincenzo Conticello a quitté la Sicile et vit à Milan. Il a ouvert deux autres restaurant à Rome et à Milan. En dépit de la protection policière, il porte une arme  à la ceinture.

Régulièrement, il reçoit des menaces de mort de la Mafia.

« Vous êtes un homme mort: vous, les flics et les procureurs»   

Vincenzo a tenu bon. Il a refusé de devenir l’esclave du crime.

Il est un Homme de l’antimafia !

C. Lovis

Vincenzo Conticello
Vincenzo Conticello devant son établissement public
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Commissaire Beppe Montana

sicile-drapeau2Profession : Policier – Commissaire de la Squadra Mobile (Catturandi)

♥ 1951, à Catane (Sicile)
 28 juillet 1985, à Santa Flavia (Sicile)

Source : Les Hommes de l’antimafia, par Christian Lovis


Beppe MontanaNé en 1951 à Agrigente, Giuseppe « Beppe » Montana grandit au pied de l’Etna, à Catane. Après avoir passé avec succès sa licence en droit, il fut admis à la police d’État où il gravit les échelons de la hiérarchie jusqu’au grade de commissaire. Le 4 septembre 1982, au lendemain de l’assassinat du Général Dalla Chiesa, Beppe Montana rejoignit le peloton d’investigation de la questure de Palerme dirigée par Ninni Cassarà.

Immédiatement, le jeune policier montra une persévérance impressionnante et mena ses enquêtes avec une efficacité redoutable. Il mit en cause Nunzio Salafia, Antonino Ragona et le dangereux boss de Catane, Nitto Santapaola, comme étant les principaux suspects de l’attentat du couple Dalla Chiesa et de leur garde du corps.

Sous sa mine triste, le Commissaire Montana avait des manières aimables, la voix douce, le verbe toujours courtois et mesuré. Animé par une passion commune pour l’océan et la navigation, il avait noué des liens d’amitié avec le Juge Paolo Borsellino. Comme certains parlent de voitures, eux échangeaient leurs impressions sur les hors-bord croisés au détour d’une balade en mer. Les deux hommes se gaussaient en comparant leurs embarcations de fonctionnaires à de simples petites coquilles à moteur devant les magnifiques yachts de certains propriétaires à la réputation sulfureuse.

Il avait également noué une solide amitié avec le chef du Pool antimafia de Palerme, Rocco Chinnici. Leurs rapports sortaient du cadre des enquêtes contre Cosa Nostra, car ils cultivaient tous les deux l’espoir de changer la mentalité de la jeunesse sicilienne. Ensemble, ils prenaient leur bâton de pèlerin et se rendaient dans les lycées et les universités pour y rencontrer les étudiants. Leur but était de les sensibiliser au respect de la légalité et aux valeurs démocratiques. Après la mort de son camarade Zucchetto, Beppe Montana avait été le principal animateur de l’association « Lillo Zucchetto » créé en sa mémoire, dont l’objectif était de promouvoir cette activité et ce dialogue avec la jeunesse sicilienne.

La chasse aux fugitifs

Un jour, on lui proposa de prendre le commandement de la section Catturandi. Une entité chargée de traquer et arrêter quelque huit cents mafieux vivants dans la clandestinité. Or, cette brigade spécialisée était en manque d’idées et surtout de résultats depuis plusieurs années. L’arrivée de l’énergique commissaire Montana raviva le moral de la quinzaine d’inspecteurs qui composait l’une des unités les plus exposées au danger. Il fallait une importante somme de courage pour s’infiltrer en terrain hostile, sur des territoires abandonnés par les forces de l’ordre depuis des décennies, où la seule règle demeurait celle des « hommes d’honneur ».

Beppe Montana lors d'une saisie d'armesMalgré le chronique manque de moyens, le jeune officier anticonformiste innova complètement le système d’investigation de son équipe. Il avait la conviction que toutes les enquêtes devaient se dérouler avec des méthodes fondées sur des petites équipes spécialisées. Il exigeait un engagement total et concentré dans le temps, plutôt que des opérations occasionnelles et discontinues. Il comprit très tôt que pour leur propre sécurité, les fugitifs de la Mafia n’erraient jamais loin de leur quartier et des membres de leur famille. L’analyse approfondie des tonnes d’informations traînant sur son bureau lui permit de remarquer un détail cocasse : les mafiosi se montraient moins vigilants lors des jours fériés et au-delà des horaires d’ouverture officielle des administrations, notamment des postes de police ! Qu’à cela ne tienne, les choses allaient changer et le Commissaire Montana mit en place de nouvelles procédures de travail.

Mais même avec les meilleures intentions du monde, quinze policiers chargés de retrouver près de huit cents criminels étaient un jeu inégal et délicat qui forçait les agents à sacrifier leur vie privée en plus de risquer leur peau. Le terrain était miné et leur existence pouvait s’arrêter en une fraction de seconde. Car contrairement à un pays dévasté par un conflit avec son lot d’immeubles détruits, ses carcasses de voitures calcinées et ses soldats armés parcourant les rues, la guerre mafieuse était plus insidieuse. La mort pouvait frapper sans prévenir n’importe où et n’importe quand. Il était facile de dissimuler un revolver sous une veste ou dans un journal plié. Les policiers soumis à ce régime développaient une extrême vigilance et le moindre détail était pris en considération. Du piéton bizarre au passage d’un véhicule à faible allure. Un visage semblant familier aperçu dans un autre endroit, tout était examiné avec une attention minutieuse, car la Faucheuse planait constamment au-dessus d’eux.

Cosa Nostra était bien structurée et se montrait plus forte que l’État. À l’évidence, ses lois autocratiques étaient plus radicales que celles de la justice italienne. Mais la Mafia avait surtout une volonté unanime de triompher sur un gouvernement qui n’était visiblement pas habité par la même volonté. Lorsque lui fut confiée la direction de la section Catturandi, le Commissaire Montana accepta une interview au cours de laquelle il déclara :

— Il est inutile de venir me trouver chaque jour. Je peux vous donner des informations en moyenne tous les six mois. Nos enquêtes sont sensibles et se développent sur le long terme ; par conséquent, vous comprendrez aisément que les renseignements seront transmis uniquement sur les affaires déjà résolues.

En réalité, durant ces années d’activité à la tête de cette brigade, Montana rencontra beaucoup plus souvent les journalistes et l’efficacité de ses méthodes lui permit de diriger plusieurs opérations de police importantes. Des fugitifs étaient arrêtés régulièrement, parfois même en flagrant délit. Les « hommes d’honneur » qui jouissaient jusqu’ici d’une quasi-impunité se retrouvaient sous les verrous pour purger la longue peine qui leur avait été infligée par contumace, des années auparavant. Ces derniers vivant depuis toujours sur des territoires qu’ils pensaient inviolables, au sein de quartiers soustraits à la souveraineté de l’État, n’étaient désormais plus intouchables.

Les collègues de Beppe Montana le surnommaient amicalement « Serpico ». En relation avec le célèbre film où Al Pacino interprète un policier incorruptible. Il était une sorte de Don Quichotte moderne qui frôlait la mort contre un colosse criminel pour défendre les valeurs d’un état de droit.
Il n’était pas du genre à rechercher les fugitifs en publiant des avis de recherche dans les journaux et ne considérait pas pouvoir faire son travail en passant d’un bureau à l’autre sur une chaise à roulettes. Il était convaincu que seules la ténacité et les heures volées au sommeil pouvaient compenser la disproportion honteuse entre le nombre dérisoire des hommes de sa brigade et la quantité de mafiosi à retrouver.

Doté d’un moral d’acier, Montana encourageait toujours ses collègues. Il les poussait à aiguiser leur vue, ce qui était le meilleur moyen de se priver des puissantes jumelles à infrarouge que le ministère leur promettait sans cesse, mais qui ne leur parvenaient jamais. Durant son activité, Beppe Montana arrêta de nombreux fugitifs. Ces filatures permirent aussi de découvrir plusieurs laboratoires clandestins de raffinement d’héroïne, ainsi que des armes.

Après avoir surveillé pendant des semaines les allées et venues des occupants d’une somptueuse villa, le commissaire monta une opération d’envergure. À la tête de ses hommes, arme au poing, il fit irruption dans la fameuse demeure. Huit mafiosi furent arrêtés dont Biagio Picciurro, Pietro Vitale-Massicati, Antonio D’Amico et surtout le parrain de la famille de Prizzi, Tommaso Cannela. Ce fut une grande victoire pour les Catturandi et cette rafle marquait la conclusion de plusieurs mois d’efforts soutenus. C’en était trop pour les parrains de Cosa Nostra. Ils décidèrent de se venger quatre jours plus tard dans le port de la paisible ville de Porticello.

L’assassinat

Le dimanche 28 juillet 1985, après la belle opération du début de semaine, Beppe Montana s’accorda une journée de repos. Il passa la journée entière à naviguer sur son bateau en compagnie de sa fiancée et de quelques amis. En début de soirée, alors que le soleil s’écrasait à l’horizon et irradiait le ciel de ses derniers rayons, Beppe Montana s’activait à amarrer son canot à moteur, pendant que sa compagne rangeait quelques affaires dans un sac de plage. Absorbés par leur tâche, ils ne remarquèrent pas les deux inconnus qui se déplaçaient d’un pas pressé dans leur direction. Soudain, Beppe Montana qui était accroupi ressentit une étrange présence derrière lui et se retourna.
Il n’eut pas le temps d’esquisser la moindre réaction au moment où un homme le visa en plein visage et ouvrit le feu à quatre reprises sous les yeux horrifiés de sa fiancée éclaboussée par le sang. Les tueurs prirent rapidement la fuite. La jeune femme céda à la panique et se mit à courir frénétiquement de maison en maison pour trouver un téléphone et appeler du secours. Mais sitôt après les détonations, il n’y avait plus personne dans la rue.

Qu’est ce qu’une mafia ?

QUAND ON PARLE DE MAFIA, il est judicieux de relever que ce terme est souvent utilisé à tort. Car si le crime remonte à la naissance de notre Humanité, seules les mafias en ont fait un système extrêmement bien structuré et organisé.

L’erreur principale que l’on constate souvent est cette propension à généraliser la criminalité de la mafia avec celles des bandes criminelles ou des gangs de banlieues. Force est de constater qu’il y a un monde entre ces entités.

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Les buts principaux d’une mafia est de conquérir le pouvoir et l’argent par tous les moyens, tant licites qu’illicites. Celui d’une bande criminelle poursuit le même objectif, mais n’a aucune attirance pour pénétrer l’économie légale et encore moins la chose publique. La mafia est avant tout une société secrète qui a développé dès son fondement des formidables capacités d’adaptation et d’évolution grâce à un système criminel fonctionnel. Une mafia s’adapte à son époque, aux différents marchés et aux appareils législatifs de nos démocraties. C’est pour cette raison que la mafia est désignée également : organisation criminelle.

On ne rentre pas dans une organisation secrète par copinage. Un prétendant n’entre dans la mafia qu’au terme d’une cérémonie d’initiation élaborée. Le rite est enrichi d’un serment où le criminel devra jurer de suivre des règles intangibles.

Il n’y a pas une seule mafia, mais plusieurs. Elles ont toutes leurs spécificités et leurs propres structures.

Les Hommes de l’antimafia (portraits)

A tous celles et ceux qui ont lu « Les hommes de l’antimafia » le monde a besoin de héros, voici les portraits des tous les acteurs de l’ouvrage.

 2013 © Tous droits réservés


Colonel Giuseppe « Nino » Russo

(06.01.1928 – 20.08.1977)

Commandant de l’Unité d’enquête de Palerme et confident du Général Carlo Alberto Dalla Chiesa, Giuseppe Russo était dans les années 1970 le seul officier de police avec le Commissaire Boris Giuliano, à avoir compris le danger de Toto Riina et de l’organisation criminelle des Corleonesi.

Le Colonel "Nino" Russo abattu à Favara
Le Colonel « Nino » Russo abattu à Ficuzza alors qu’il se promenait en compagnie de son ami, le professeur Filippo Costa qui a été assassiné également par les tueurs

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Commissaire Boris Giuliano

(22.10.1930 – 21.07.1979)

Boris Giuliano était le chef de la Squadra Mobile de Palerme. Enquêteur brillant et charismatique, il avait mis au point des importantes synergies avec e F.B.I aux Etats-Unis pour lutter contre le trafic de stupéfiants.

Boris Giuliano, policier antimafia
Boris Giuliano, policier antimafia

Lieu de l'assassinat de Boris Giuliano. Le bar Lux se trouve à Palerme

La mère, l'épouse et le fils de Boris Giuliano à ses obsèques
La mère, l’épouse et le fils de Boris Giuliano à ses obsèques

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Capitaine Emanuele Basile

(02.07.1949 – 04.05.1980)

En charge de l'enquête sur les assassins du Commissaire Giuliano, l'officier des carabiniers travailla en étroite collaboration avec le juge Paolo Borsellino.
En charge de l’enquête sur les assassins du Commissaire Giuliano, l’officier des carabiniers travailla en étroite collaboration avec le juge Paolo Borsellino.

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Général Carlo Alberto Dalla Chiesa

(27.09.1920 – 03.09.1982)

Le Général Dalla Chiesa, combattant de la seconde guerre mondiale, avait vaincu le banditisme en 1950. Il connaissait bien la mafia pour avoir opéré déjà dans les années cinquante à Corleone. Il avait aussi gagné la guerre contre les brigades rouges. Ses enquêtes et son travail auprès de la population mettaient en danger Cosa nostra. Il a été tué avec sa jeune épouse alors qu'ils se rendaient au restaurant.

Le Général Dalla Chiesa, combattant de la seconde guerre mondiale, avait vaincu le banditisme en 1950. Il connaissait bien la mafia pour avoir opéré déjà dans les années cinquante à Corleone. Il avait aussi gagné la guerre contre les brigades rouges. Ses enquêtes et son travail auprès de la population mettaient en danger Cosa nostra. Il a été tué avec sa jeune épouse alors qu’ils se rendaient au restaurant.

Le carabinier suivait la voiture occupée par le le Général Dalla Chiesa et son épouse Emanuela Setti Carraro quand arrivé à la via Carini, à Palerme, un commando de tueurs des Corleonesi attaquèrent armés de Kalashnikov AK-47, ne laissant aucune chance de riposte au policier.

Emanuela Setti Carraro était infirmière quand elle épousa le Général Dalla Chiesa. Née dans une famille bourgeoise de Milan en 1950, elle n’avait que 32 ans lorsqu’elle mourut dans l’attentat de la rue Carini. Le couple a été tué seulement deux mois après leur mariage. Le Général essaya dans une tentative désespérée de lui servir de bouclier, mais le jeune femme a été achevée d’une balle dans la tête par l’un des tueurs.

Carabinier Domenico Russo (escorte)

(27.12.1950 – 03.09.1982)
Agent Domenico Russo

Le carabinier suivait la voiture occupée par le le Général Dalla Chiesa et son épouse Emanuela Setti Carraro quand arrivé à la via Carini, à Palerme, un commando de tueurs des Corleonesi attaquèrent armés de Kalashnikov AK-47, ne laissant aucune chance de riposte au policier.

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Conseiller instructeur Rocco Chinnici

(19.01.1925 – 29.08.1983)

Rocco Chinnici a été à l'origine du pool antimafia de Palerme. C'était un brillant magistrat qui se rendait dans les écoles et les universités pour dire aux jeunes que la mafia n'était pas une alternative aux difficultés de la vie. Chacun s'accorde à dire que le Maxi Procès (U Maxi 1986) qui a été l'un des premiers grand événement judiciaire contre Cosa nostra était la conséquence directe de son travail.
Rocco Chinnici a été à l’origine du pool antimafia de Palerme. C’était un brillant magistrat qui se rendait dans les écoles et les universités pour dire aux jeunes que la mafia n’était pas une alternative aux difficultés de la vie. Chacun s’accorde à dire que le Maxi Procès (U Maxi 1986) qui a été l’un des premiers grand événement judiciaire contre Cosa nostra était la conséquence directe de son travail.

Maréchal Mario Trapassi

(08.12.1950 – 29.08.1983)

Agent Mario Trapassi
Mario Trapassi avait été responsable de la protection du juge Borsellino. Au moment où il a été tué dans l’attentat sur Rocco Chinnici, le carabinier avait 33 ans. Il était père de 4 enfants.

Carabinier Salvatore Bartolotta

(03.03.1935 – 29.08.1983)

Agent Salvatore Bartolotta
Salvatore Bartolotta était devenu ami avec Rocco Chinnici. Quand il demanda d’être rattaché à sa protection, le magistrat hésita puisque la sécurité de son entourage le hantait. Il accepta par amitié. Bartolotta avait trente ans de service au moment où il a été tué. Il s’était distingué souvent pour son courage et son engagement. Issu d’une famille paysanne, il avait toujours rêvé servir la Légion des carabiniers.

Stefano Li Sacchi (concierge de l’immeuble)

(02.06.1923 – 29.08.1983)

Stefano Li Sacchi
Stefano Li Sacchi était le concierge de l’immeuble où habitait Rocco Chinnici. Il ouvrait souvent la porte au magistrat et échangeaient quelques mots en l’accompagnant vers la sortie. C’est ce qu’il fit ce matin-là et qui lui coûta la vie dans l’attentat de la via Pipitone Federico.

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Conseiller instructeur Antonino Caponnetto

(05.09.1920 – 06.12.2002)

Antonino Caponnetto décida de se rendre en Sicile à la suite de l'assassinat de Rocco Chinnici et poursuivit les travaux de son homologue. En gardant cette ligne, le pool antimafia vit le jour et fut d'une efficacité sans précédent. Pour éviter les risques d'attentat et limiter les escortes, le magistrat logea dans une petite chambre de la caserne des carabiniers pendant toute la durée de son mandat.
Antonino Caponnetto décida de se rendre en Sicile à la suite de l’assassinat de Rocco Chinnici et poursuivit les travaux de son homologue. En gardant cette ligne, le pool antimafia vit le jour et fut d’une efficacité sans précédent. Pour éviter les risques d’attentat et limiter les escortes, le magistrat logea dans une petite chambre de la caserne des carabiniers pendant toute la durée de son mandat.

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Inspecteur « Lillo » Calogero Zucchetto

(03.02.1955 – 14.11.1982)

Agent Calogero Zucchetto
Calogero Zucchetto était l’un des premiers policier sicilien à tenter de s’infiltrer jusque dans les quartiers tenus par la mafia. Il parcourait au guidon de sa moto les secteurs des gangs. Un jour, il réussi à entrer en contact avec le repenti Totuccio Contorno qui fit des aveux importants pour l’établissement du rapport « 162 » indiquant la structure des familles et indiquant en particulier la montée en puissance des Corleonais de Toto Riina.

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Commissaire Giuseppe « Beppe » Montana

(03.02.1951 – 28.07.1985)

Commissaire Guiseppe "Beppe" Montana
Beppe Montana était le chef des Catturandi de Palerme. Il montra une persévérance impressionnante et mena ses enquêtes avec une efficacité redoutable. Doté d’un moral d’acier, Montana donnait une impulsion incroyable à son équipe pour déférer les mafiosi devant la justice. Ses filatures lui permirent de découvrir de nombreuses caches d’armes et quantité de drogue.

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Commissaire Antonino « Ninni » Cassarà

(07.05.1947 – 06.08.1985)

Commissaire Antonino "Ninni" Cassarà
Le commissaire Cassarà se distingua notamment dans l’établissement du rapport 162. Le policier était l’alter ego opérationnel du Juge Falcone avec qui ils travaillaient en étroite collaboration. Cassarà était doté d’une intelligence stratégique redoutable.

Agent Roberto Antiochia

(07.06.1962 – 06.08.1985)

Agent Roberto Antiocha
Après l’assassinat de Beppe Montana, Roberto Antiochia décida de stopper ses vacances pour rentrer à Palerme et rejoindre Ninni Cassarà. Il savait que son chef était en grand danger et pensait que sa place était auprès de lui, pour assurer son escorte. Cassarà fut tué d’une centaine de balles, Antiocha n’eut pas le temps de riposter à l’attaque d’un commando composé de plusieurs mafiosi armés de AK-47.

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Le juge Giovanni Falcone

(18.05.1939 – 23.05.1992)

Giovanni Falcone est l'emblème de la lutte antimafia. Son courage et son abnégation pour que l'Etat de droit soit respecté a été sans faille malgré le danger encourus pendant de nombreuses années et la disparition de plusieurs de ses amis.
Giovanni Falcone est l’emblème de la lutte antimafia. Son courage et son abnégation pour que l’Etat de droit soit respecté a été sans faille malgré le danger encourus pendant de nombreuses années et la disparition de plusieurs de ses amis.

Vito Schifani, Rocco Di Cillo, Francesca Morvillo, Antonio Montinaro

(23.05.1992)

Vito Schifani, Rocco Di Cillo, Francesca Morvillo et Antonio Montinaro
Vito Schifani, Rocco Di Cillo, Francesca Morvillo et Antonio Montinaro

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Le juge Paolo Borsellino

(19.01.1940 – 19.07.1992)

Paolo Borsellino est également une figure emblématique de la lutte antimafia. Il faisait partie de ces juges charismatique et extrêmement compétent qui fit de sa vie un combat contre Cosa nostra.
Paolo Borsellino est également une figure emblématique de la lutte antimafia. Il faisait partie de ces juges charismatique et extrêmement compétent qui fit de sa vie un combat contre Cosa nostra.

Emanuela Loi, Claudio Traina, Agostino Catalano, Vincenzo Li Muli

(19.07.1992)

Emanuela Loi, Claudio Traina, Agostino Catalano, Vincenzo Li Muli
Emanuela Loi, Claudio Traina, Agostino Catalano, Vincenzo Li Muli

Walter Cosina

(19.07.1992)

Agent Walter Cosina
Agent Walter Cosina